Au hasard d’une rencontre, Michèle Suquet découvre l’art céramique, poésie infinie de l'argile qui devient «corps/couleur/lumière» en cuisant. Sa recherche se déploie à travers la sculpture de corps féminins figuratifs oscillants entre organique et onirique. Du corps, de la peau et du rêve demeurent au cœur de sa démarche, avec la constante nécessité d’entremêler ces composantes en de multiples propositions et contrastes. Par série de formes, poursuivant de l’une à l’autre, à travers couleurs et textures, se crée une indicible tension poétique entre légèreté et gravité. Certaines formes constituent aujourd’hui un territoire imaginaire où creux et bosses mouvementées côtoient des cylindres dressés, tels des fûts porteurs de nuages, ou des présences à l’envers, visages enfouis, cherchant la lumière du bout des pieds.
