Jane Norbury travaille des grandes plaques d'argile avec tout son corps. Elle transforme les parois de ses pièces en une peau sensible et donne aux sculptures une forme abstraite à la fois familière et étrange. Les sculptures s'enroulent et s'étendent autour de leur centre, comme si elles respiraient, générant leur propre dynamique à travers ce passage vital. Travailler à une grande échelle amplifie les mouvements provoqués par les manipulations des feuilles d'argile malléables et permet à la vague de se développer. En modelant à la main les formes émergentes et en suivant les impulsions initiales, elle laisse les ondulations se transformer à quelque chose d’inattendu. Travailler les pièces à l'envers offre à l’artiste  des surprises qu’elle n'aurait pas pu imaginer ou créer consciemment. Posées ensuite sur le sol, après sechage, elles passent au feu pour être fossilisées dans leur mouvement fluide.