Aborder la céramique par le prisme presque animiste des éléments, pour suspendre le temps.

Repousser les canons des antiques terres sigillées pour sculpter la substance du jour et

ciseler la matière de la nuit, librement, intuitivement. Affiner des argiles de cueillette pour 

transformer la terre en mystère ; jouer avec le feu pour faire de la chimie une alchimie.

Quand le monde extérieur blesse, chercher refuge dans cette alchimie élémentaire, pour 

s'inventer un monde intérieur bienveillant, où la douceur est forte et la force douce,

où la vulnérabilité est richesse et la sensibilité trésor, où la rêverie est l'alliée précieuse de

l'action, où la poésie est guide et la beauté phare dans la nuit. De l'intérieur à l'extérieur,

il n'y a qu'un souffle, pour créer alors un monde sensible.

 

Dans la caresse de la terre et l’étreinte du feu, l’esquisse d’un chemin :

célébrer le chant du monde, comme un acte sacré.