La terre est malléable à l’infini, puisque sans forme préalable. Elle se travaille directement sans l’intermédiaire d’un outil entre les doigts et le matériau. C’est une œuvre en devenir, puisque métamorphosée par la cuisson. Il faut donc rêver beaucoup et accepter d’être surpris. Son travail s’est orienté depuis 20 ans sur les rochers et leur érosion. Leur présence puissante et leur intemporalité. La forme est prééminente. L’émail a son importance par l’effet de surface ajouté au volume. Il se peut même qu’il n’y en ait pas besoin et qu’un engobe ou qu’une texture suffise amplement : martelage, stries, traces… L’émail est un apport à la forme et non une fin.
